Printemps écologique : le premier

Printemps écologique : le premier

Après la prise de conscience, l’action collective, pour lier écologie et social, un « écosyndicat » a été lancé, l’objectif et d’intégrer les enjeux environnementaux au dialogue social.

Le 1er mai 2020, c’est la date choisie par l’association “Printemps écologique” pour sortir du bois, en espérant réunir la société civile, rassembler associations, think tanks, collectifs, mouvements militants et bien sûr membres individuels, dans le lancement d’une organisation interprofessionnelle.

L’idée est aussi de mettre les salariés en mouvement, l’organisation syndicale étant la seule à pouvoir signer des accords collectifs contraignants et engager localement des actions en justice. Tout en transformant l’appareil productif afin de faire prévaloir l’urgence écologique au cœur des stratégies des entreprises et permettre le rôle actif des salariés dans la défense des intérêts environnementaux.

Pour son co-fondateur, Maxime Blondeau, « le moment est historique. La contraction annoncée de la croissance et des échanges mondiaux impose une mutation des modèles. Dans la débâcle du confinement, le code du travail n’est déjà plus respecté. Les leaders industriels et les lobbys,
comme le Medef, assument au grand jour leurs priorités : se débarrasser des contraintes environnementales au profit de leurs actionnaires, au moment où la perspective du chômage menace une paix sociale déjà précaire »..

Un nouveau syndicat qui ne fait pas l’unanimité.

La critique la plus fréquente concerne la concurrence faite aux autres organisations professionnelles. «Quel intérêt y a-t-il à mettre en opposition les syndicats existants avec une nouvelle entité qui se permet de s’accaparer la défense des intérêts environnementaux?» s’interroge le groupe politique d’Ingénieurs engagés. Pour Éric Beynel, délégué général de Solidaires, le risque est d’éparpiller l’énergie. «On est ouverts aux rencontres, au travail en commun, mais ce qui nous semble important, c’est que ça ne nous fasse pas perdre du temps face à l’urgence sociale et écologique. Le risque, c’est d’éparpiller l’énergie.» Surtout, il rappelle que pour certaines organisations, les préoccupations écologiques sont déjà devenues centrales.

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